Carnet de bord de Juin 2022 | Partager sur Facebook |
Café croissant douche gratuite et zou ! J'ai le temps je passe au gas-oil c'est toujours ça de fait. A 8h30 je suis de l'autre côté de Bilbao, je me dirige vers le point que m'a envoyé Lorenzo mais ce n'est pas ça du tout, c'est une ruelle de rien du tout alors que je cherche une entreprise. J'attrape un balayeur il m'envoie dans la zone indus' plus haut. J'ai beau lire le panneau avec la liste des boutiques à l'entrée, je ne trouve pas mon client. Je sonne Lorenzo, il s'excuse, il n'arrive que dans une vingtaine de minutes, je fais un tour mais je ne trouve pas. Inutile de cramer du gas-oil, je me gare et un type en Maserati s'arrête, il me dit de le suivre. En fait je n'étais pas si loin mais la petite usine est bien cachée. J'ouvre la remorque, le commercial se pointe enfin. Il me dit que qu'avec le client ils sont amis d'enfance. Moi je ne vendrais rien à un vieux pote, et encore moins une piscine, m'enfin c'est lui qui voit. C'est pas ma semi, il n'y a pas de balai, je nettoie au mieux et je file, Laurence m'a envoyé un retour hier bien sûr.
A midi moins cinq je suis chez Mintegui dans la zone de fret, la fille au bureau me dit qu'il y aura de l'attente. Ma foi vu l'heure il n'y a rien à dire, ce sera 14h et pis voilà. Je monte sur le quai, le cariste me dit : « je finis celui-ci tu prends sa place après. » En fait à 13h je suis chargé complet. D'ailleurs sur le coup j'ai cru que c'était de la moutarde, avec la pénurie je me voyais déjà me faire attaquer telle la diligence dans les westerns. Mais non c'est juste de la mayonnaise bien dégueu. Je me prends un quart d'heure pour manger un morceau, le cariste en fait autant.
Le début de la rocade de Bordeaux passe tranquille, c'est à la bifur de Toulouse que ça commence puis vers celle pour Bergerac, comme toujours. C'est en surveillant Maps que je vois que Nico 72 est dans les parages, je l'appelle, on se donne rendez-vous à Barbezieux, j'ai un quart d'heure d'avance sur lui. Je dois couper 45 et lui 30, c'est bien foutu non ? On boit un Perrier, on papote un peu et on roule ensemble jusqu'à Angoulême.
Je roule tranquille sur la 4 voies, mon regard est attiré par une bosse dans la bâche, merde. D'où ça vient ça ? Je finis mes heures ric-rac à St Vaury, j'ouvre un bout je vois que la dernière palette est effondrée, les topettes de mayo du rang du bas se sont couchées, c'est la merde, je ne peux pas aller livrer comme ça, j'irai la refaire chez Epsilog demain matin. Fait chier, la journée s'était pas mal passée j'ai 9h58 de conduite pour 755km, je devrais être content.