Carnet de bord de Juillet 2024 | Partager sur Facebook |
Hier soir j'ai mangé couleur locale, Potjevleesch puis crème brûlée à la chicorée c'était parfait, J'ai bien profité pour une fois que je suis en Flandres, je ne vais pas revenir de sitôt d'autant qu'il semblerait que les affaires reprennent du côté de las piscinas. Le café pain-beurre douche c'est pas local du tout mais c'est bien quand même, à 7h et quart je me sauve. Pas loin, l'Adibou crie famine, si je veux éviter le mode dégradé va falloir faire quelque chose. Il y a une AS24 à 1km500, au poil.
A 8h moins le quart je suis à Bollezeele, un peu en avance je prends le temps de refaire mon chargement. Je vois que j'ai le coin d'une tôle tordu, ça arrive soit dans les racks à l'usine, soit contre le tablier de la semi. Une pince plate, un bout de carton pour protéger et c'est redressé, ni vu ni connu sans faire d'histoires. Il est encore un peu tôt quand je sonne à la maison le pépé est en peignoir, il en est au café, il m'en offre un, un chèque et je continue.
Je vais de l'autre côté de St Omer pour une grosse Sara. La rue est fort passante, pas envie de mourir, je vois une baraque à frites à 100m, je vais voir la friteuse, fritière ? Fritresse ? Bien sympa elle m'autorise à squatter son parking. Cliente bien cool, rien à signaler, en repartant je tombe sur deux gars en bagnoles Waterair, ils passaient par là par hasard et se sont arrêtés. Je croyais que c'étaient des prestataires mais non ce sont deux techniciens salariés. On a papoté deux minutes, cette fois faut que j'y aille. Mais arrive un vieux, il a un jean qui tient debout tout seul, il a un accent atroce je ne comprends rien, ça doit être le cassos du bled. Si, je comprends qu'il me demande des palettes pour se chauffer. D'habitude on en a toujours une ou deux, les intercalaires, mais là je n'en ai pas, désolé. Il me demande pour une prochaine fois. Oui voilà une prochaine fois. En fait c'est pas un cassos c'est un miséreux, c'est pas tout à fait pareil.
Après ça je roule un peu, jusque de l'autre côté d'Abbeville, il est midi je mange le reste de mon pain noir d'hier qui n'était pas franchement terrible.
A 13h30 je suis à Embreville. Maps ne connaît pas la rue, Mappy connaît mais me fait tourner autour du pot. C'est évidemment un lotissement neuf, je finis par trouver mais j'ai le 24 et les numéros de terminent au 22. Gnin ? J'appelle, messagerie toujours. Je pars en exploration à pied, en fait la rue fait un L disons, le pied du L, bien plus vieux n'avait pas de nom donc ils ont continué la rue neuve, c'est débile mais voilà. Je tombe sur un jeune couple bien sympa, le gars croyait tout mettre dans le garage, mon grand tu as un escalier Enjoy, même lui tout seul ne rentre pas. J'empile les colis sur les tôles, et hop dans le garage, l'escalier reste dehors, ils sont contents, moi aussi.
La tournée se termine vers Amiens avec une réno dans un tout petit bled. La cliente a des faux airs d'Audrey Fleurot, rousse incendiaire. Cette fois je suis vide, Étienne tarde un peu à me répondre, il est tout seul Laurence est en vacances. Je me claque à la sortie du pays ne sachant pas quelle direction prendre. J'ai le message un peu plus tard, on recharge pour Peugeot Vesoul vendredi, parfait la semaine est torchée. Dans les coins de Doullens il n'y a pas de troquet avec mes critères, pas pressé je reste à Amiens, je vais souper à Boves. Encore un resto que je ne connaissais pas.