| Carnet de bord de Février 2026 | Partager sur Facebook |
Disons de suite que la nuit a été catastrophique. Les gars qui bossent la nuit sont sortis plusieurs fois du hall, pour fumer des clopes, mais au lieu de sortir à pied, ils prenaient leur gros fen et passaient au ras de ma cabine, "en sautant" le ralentisseur. Ce n'est pas bruyant, n'est ce pas, des fourches de fen qui claquent. J'ai fini par aller les voir vers 3H00, et leur signaler que j'essayais de dormir. Ils ne sont plus repassés en fen, mais je n'ai que peu retrouver un sommeil.
Malgré tout, je suis plutôt de bonne humeur ce matin. On se retrouve avec les collègues. Ouai, venez à 5H00. 5h00, c'était du HT, et la TVA est bien supérieure à 20 %
C'était un sketch ce matin, un véritable sketch. Ca passait plus de temps à essayer de comprendre les pourquoi du comment, pourquoi avait-il des camions en retard, qu'à nous charger. Bon une chose qu'il me faut préciser, aucun n'avait froid au main. Et avec les mains dans les poches, il est très difficile de taper sur un clavier pour sortir les bons de préparation.
Pour faire court, je suis enfin à 6H20 dans le hall. 70 % de ma commande est prête, mais je n'aurais que les trois premiers lots vers 8H00. Un rien arrêtait les gars; ils disparaissaient durant une demie heure. Heureusement entre chauffeurs, on a passait un bon moment.
Voilà, il est 8H50 quand je signe ma CMR ; je précise à la charmante jeune femme que mon heure d'arrivée, ainsi que le jour inscrit sur ma feuille de route, ne sont pas erronés. C'est bien ça.
C'est mort pour livrer en Vendée ce jour. Je pense que de Bruyères à La Roche sur Yon, j'aurais bien besoin de 8H00 de volant, surtout avec cette satanée RP à passer un jour de pluie.
Olivier, mon GPS parisien, m'a confirmé mon choix de route, à savoir récupérer l'A16, un bout de 104 jusqu'à Cergy, un gros bout de 184 (bien pénible avec tous ses feux, surtout avec 28T), St Germain en Laye, a13, pus A12 et ainsi prendre la N10 pour rejoindre l'A11.
Je pense être sorti d'affaire lorsque j'arrive sur Chambourcy, car je ne suis plus très loin de la N10, et les indicateurs de Maps sont très bons. Ne rigole pas trop Baloo….
Dans les derniers feux de la traversée de la zone commerciale de Chambourcy, j'aperçois deux camionnettes blanches et des gars en jaune, accompagnées de trois gendarmes. Je suis au feu tricolore, trois voitures sont devant moi. C'est pour ma pomme, je vois bien un gars en jaune parler au gendarme et celui ci s'approche du carrefour. Il fait de petits signes qui perturbent la voiture devant moi. Il lui fait bien signe de passer avec l'une des ses mains, mais l'autre est plus autoritaire pour mon sort. Purée, un contrôle, quinze jours après mon dépassement de plus de 3H30 d'amplitude.
C'est une jeune femme, tout sourire, qui vient à mon encontre, suivi de près du gendarme. Elle me demande ma lettre de voiture. Je prépare mon permis qu'elle me demande après, ainsi que ma carte conducteur. Je lui précise de suite l'infraction. A sa question, "vous avez dépassé de combien?". Plus de 3H00 Madame. Vous auriez vu son regard...Je lui sors de suite mon ticket qui est agrafé avec la photocopie de la CMR du jour du crime. Sympa, elle me signale que j'ai bien fait les choses, et de rester dans ma cabine ; ils viendront me chercher si besoin. Entre temps, elle a vidé mon tachy avec une grosse clé USB et placé sa carte dans on tachy. J'avais dans les mains mon cahier de suivi de mes journées. Rapidement, j'ai pu voir que je n'avais rien inscrit sur décembre. Je lui dis confiant "normalement, c'est ma seule infraction".
Et c'était bien la seule, elle revient me rendre mes documents ; je peux reprendre la route, et me planter de direction juste après. J'ai repris direction Rouen, mais j'étais avec Olive au téléphone, il me remet rapidement sur le bon chemin.
Le coin de Trappes est aussi un peu chiant à passer, puis j'ai pris ma décision de partir full autoroute. La météo est vraiment pénible ; on alterne entre averses de folie, beau soleil, gros nuage gris type "fin du monde". C'est chiant à rouler. Je me pose sur une aire afin de me doucher, une fois sûr de passer le reste du trajet sans faire une grosse coupure. J'ai envie de finir tôt ce jour.
On arrivera pas à se rencontrer avec notre fidèle ardéchois. Malgré qu'il livre demain sur le secteur de la Vendée, il n'aura pas assez d'heures et stoppera sans doute sur le secteur de Cholet.
C'est un autre fidèle membre des brouettes de FDR qui me conseille un gastro pour la soirée, et je l'en remercie : le Guyon à Venansault. Top adresse, mais n'y arriver pas trop tard, les places y sont chères. A priori, on trouve de la place dans la ZI à ce que j'ai pu voir lors de ma petite ballade post repas.