| Carnet de bord de Février 2026 | Partager sur Facebook |
Le programme de ce jour, allez déposer mon lot chez U à Entraigues, et je croise les doigts, pour que tout se passe bien. Reprise des palettes et déposer chez Bert à Sorgues, puis je descends à Marseille pour y charger à destination de Satolas, lundi 8H00.
Après le rituel du PDJ au camion, je nettoie la cabine, et vers 8H00, je passe à la pompe pour faire le second réservoir, qui en fait est le principal. Ici, on peut se présenter dans les deux sens, c'est vachement pratique pour les plains, de plus la pompe a un sacré débit.
On descend avec Valentino tranquillement jusqu'à Piolenc, pour prendre l'A7, et sortir à Avignon, la sortir où il y a l'Ikea. Dès que je passe au dessus de l'autoroute, un épais brouillard a fait son apparition, et avec la présence d'un soleil qui brille énormément au dessus de cette nappe de brume mélangé au brouillard. Un peu étrange, mais surtout hyper aveuglant. Si bien que dans la zone, j'ai du mal à me repérer, on ne voit pas les bâtiments, on les distingue, et les panneaux d'indication, un peu en retrait de la route ne sont pas visibles. Je ne suis pas le seul à "patauger" dans la ZI.Je m'engage au bout de la zone, dans une impasse, et en faisant confiance à Maps, pas le choix. Bingo, c'est bien là.
Des camions sont garés le long, je suppose donc qu'il faut se présenter à pied ; en fait, non, mais ce n'est pas grave. Je vois de suite quelques personnages étranges au milieu des camions. Putain, c'est la Dreal, tu y crois… Une camionnette est garée entre deux camions, un petit attroupement autour, quelques chauffeurs nerveux, et une dame qui se promène le long des cabines, armée d'un grosse clé USB, du même style que la jeune femme rencontrée à Chambourcy. Je suis clean, je ne crains rien, mais la question à cet instant est ; vais je ENCORE y avoir droit?
On m'attribue le quai 34, je pars chercher mon ensemble, et lorsque je tape le quai et coupe le moteur, je pense bien à me mettre en position travail. Là, tu n'as pas le droit d'oublier ; ils sont là pour ça, pas d'équivoque.
Et bien, le temps que je prenne les téléphones, on tape à la porte. Bonjour Madame. Après les présentations d'usage, je lui tends les papiers de l'ensemble. J'avais vu qu'ils faisaient le tour des ensembles avec un contrôle, pneus, feux, plaques, etc...Lorsqu'elle voit le papier de mon contrôle de mardi, et ma virginité concernant des infractions éventuelles : très bien Monsieur, je vais passer au suivant. Mais, elle part en me demandant si je suis bien en position travail.
Ici, tu te décharges. Quand, je vois les palettes, j'ai quand même un doute sur le fait qu'elles soient accepter; mais elles le seront sans problème. Il est temps de reprendre mes palettes, pour les déposer 6 kms plus loin, chez Bert. Pour un collègue avec un ensemble tout noir, ce n'est pas la même limonade. De ce que j'ai compris, ils immobiliseraient l'ensemble. Je passe mon chemin et je quitte ses lieux mal fréquentés.
Quand je pense que certains roulent depuis des dizaines d'année sans avoir eu un contrôle. Deux entre quatre jours…
Devrais-je faire un loto ce soir?
J'étais déjà passé chez Bert à Sorgues ; le quai du quai est sympa, il ne me fait pas mettre à quai, et vient dans la cour me débarrasser de mes 31 palettes. Et j'étais en travail des fois que….
En direction de l'autoroute, je stoppe dans une boulangerie prendre quelques bricoles pour me restaurer. Je reste là plutôt que rejoindre l'A7, mais je devrais couper un peu plus loin, car je n'atteindrais pas le 16° arrondissement de Marseille sans coupure. Et oui, pas de coupure à quai, je n'ai pas fait de repos depuis que je suis parti. Il fait plutôt bon, un peu de lecture au soleil, les pieds sur le TDB. On n'est pas bien Tintin.
Je n'ai pas relevé de difficulté notoire pour me rendre rue Eydoux à Marseille, mais je me plante dans un rond point. Pas d'interdiction PL, mais la rue au loin me parait bien étroite. Je me suis engagé pas le choix, mais c'était le mauvais choix. Arrivé à un feu, il est impossible de continuer, tourner à droite 'en rêve", tourner à gauche...oh purée, mais pas le choix. Mais il me faut reculer pour mieux me présenter. Vous connaissez la patiente des locaux… Ca s'est bien passé tout de même, mais, j'ai eu droit à quelques photos.
Je repasse devant le rond point où j'ai fait mon erreur ; il n'y a aucun panneau d'interdiction au PL. Sur ce coup de chaud, j'arrive enfin à destination. La cour est minuscule, tu n'as que dans la dizaine de mètres entre ta cabine lorsque tu es à quai et le mur d'en face. Pour l'instant, ma came n'est pas arrivée, il faut que je patiente. J'attends un container, puis je serais chargé. Dans l'heure qui suit, un petit jeune très sympa vient me voir et me demande de me mettre à quai. Il me précise qu'il faut que j'arrive à contre sens pour me mettre à quai. Pas là, c'est clair que je ne peux pas y arriver depuis ma place actuelle. Il est sympa et reste durant ma manœuvre, car tu casses vraiment l'ensemble pour te mettre au quai 2. Cela m'évite de descendre et on voit de suite qu'il a l'habitude de guider les chauffeurs. Merci Minot. Bon, c'était l'un des rares a ne pas avoir un maillot local.
Hyper rapide à charger, en vingt minutes c'est réglé, et c'est mon petit jeune qui remplit ma CMR. Il est 15H30, go dépôt, full autoroute. Charge de 23 T, ca va encore, je maintiendrais une conso hebdomadaire en arrivant à 26.4 l.
Nicola, le directeur d'exploitation a poussé un petit coup de gueule à priori, concernant les châssis qui trainent sur le parc. Les collègues m'ont averti qu'il y avait de la place comme jamais..et effectivement, je trouve une place entre Jean et Robert.
Dans la traversée de Valence, j'ai croisé Virgile qui descendait sur Montélimar. Je ne l'ai pas vu, mais lui oui.
Ah et puis ce matin, j'ai croisé Phil, le boss de FDR. Je l'ai vu au dernier moment, et je pensais le recroiser lors de se descente sur Valence en soirée, mais il a dû attendre quelques lots de dernières minutes.
Pas de plein au dépôt, car lundi, après livrer mon Satolas, je fais une zone courte entre Grand Croix et SQF, puis surprise.
Retour à la maison, les petits fils sont en pleine forme, trop pour moi. Sales gosses, quand j'arrive ils se déchainent. Mais ce soir, j'ai quand même mérité mon verre de St Jo, non.
Bon weekend à tous.