| Carnet de bord de Mai 2026 | Partager sur Facebook |
Les 9H01 sont passés, il faut repartir direction le sud. Je n'ai pas reçu mon programme pour cette petite fin de semaine. Je pense donc que je vais tourner en régio, car, nous avons une dizaine de camions à faire pour un client du secteur, afin de lui livrer des bobines. Je ne suis donc pas en urgence non plus.
Une halte sur Veauche afin de compléter mon petit réservoir. Je jette dans les 200 l, ça devrait suffire pour clôturer mes quatre jours. La traversée de Saint Etienne est un peu chaotique en raison, je suppose, de la grosse pluie qui tombe. Comme dans toutes les villes, aux heures d'embauche, la pluie ralentit fortement le trafic. Trafic qui est bien fluide sur Givors. C'est vrai que nous sommes mercredi, et cela se voit.
Je sors à Tain pour finir mon trajet par la nationale. Je passe avec ma première période de conduite sans coupure, avec une petite dizaine de minutes de rab. Un camion est en cours de déchargement, et la cour du client est trop petite pour qu'un second cariste puisse travailler sur mon chargement. Un peu d'écriture et du tri de photos durant ce temps occupera cette demie heure.
Une fois que je suis en place, c'est rapide à vider. Il est 11h30, je sors du site pour me garer un peu plus loin. Léger repas et un peu de lecture. Mon programme est tombé, et Virgil m'a appelé pour me demander de remonter au dépôt et reprendre un châssis pour dépanner nos collègues qui sont surchargés actuellement.
La coupure est finie, je peux me rendre chez Gondrand, mais ils sont fermés jusqu'à 13H30 à priori. Pas grave, je range un peu la cabine et surtout un peu de ménage. Dès la reprise, j'ai un quai, et un sympathique cariste ardéchois s'occupe à me charger. La came est prête. J'emmène du produit "Made in Ardèche" au nord de la Roche sur Yon.
Je remonte via la N7 jusqu'à Roussillon, puis autoroute pour rejoindre Vienne. Je dételle ma remorque. Je croise Robert et Olivier qui sont, eux aussi en renfort sur la partie boite. Pas mal de camions sont garés ; je pense qu'il y a pas mal de chauffeurs en CP sur cette période. C'est un peu plus dur de trouver un châssis libre. Lionel, notre mécano, vient me donner un coup de main, car le châssis que je vise est particulier. Pour le modifier, il y a des manivelles et je suis un peu perdu pour le passer en quarante pieds. En fait, je faisais bien les choses (un hasard, on est bien d'accord), mais c'était juste un peu grippé. Voilà, mes petits soucis mécaniques sont réglés, je rentre dans la file pour être chargé d'un container orange assez léger, puisqu'il n'y a que 10 T de marchandises.
Un passage à la douche, et je finis ma journée en me posant au relais de Favières. Le patron, Edouart est surprenant ; il a une mémoire de dingue. Il se rappelle de ton prénom, de tes habitudes au bar et au PDJ. Il explique que jeune, à son arrivée en France (il est d'origine Albanaise), il ne savait pas lire le français, et il a passé son permis PL juste ne travaillant sa mémoire, et depuis, il est incollable. Impressionnant.
Repas avec un confrère de chez Vialon, qui connait Stéphane, un des chauffeurs délocalisés sur la région parisienne. Puisqu'il me lit, je le salue et espère bien de revoir avant mon départ en retraite. Salut à toi Stéphane.