| Carnet de bord de Février 2026 | Partager sur Facebook |
Vers 1H00 dans la nuit, j'ai été réveillé par un vent violent qui a secoué grave la cabine En exagérant légèrement, je dirais que j'ai failli tomber de la couchette. Puis le reste de la nuit a été bien mouvementée.
Hier soir, nous étions prévenu que le relais n'ouvrirait qu'à 5H30, c'est donc en cabine que je déjeunerais. Je mets les voiles par ce grand vent à 5H15. La gendarmerie a coupé la nationale juste après Laissac, mais je pense que c'était pour signaler que l'A75 était coupée direction Montpellier.
Aujourd'hui, je m'arrêterais à l'aire de la Croix de Mille, pour un second café pris au comptoir, histoire de sortir du camion. Mais, il "en faut " du courage pour sortir par ces temps. En traversant le parking, j'arrive trempé au bar. Je n'ai pas mis de casquette, car elle s'envolait.
Le pire, au niveau climat, sera après Albi. Je suis donc léger, et le camion est très sensible au vent qui vient des 3/4. Dans ces cas là, tu tiens bien le volant des deux mains. Dire qu'un peu plus bas, le vent a renversé des camions.
Je dois faire un peu plus de périphérie toulousain ce matin, puisque je prends la direction D'Auch. Qui dit plus de périph à l'heure des embauches, dit plus de temps perdu, mais je n'avais guère le choix que de partir vers les 5H00.
Plus à l'ouest de Toulouse, les paysages présentent des stigmates de la tempête de la nuit. Beaucoup de branchage sur les voies, beaucoup de feuilles. Par endroit, cela recouvre pratiquement le goudron, et là, je n'exagère pas. Rouler en deux roues….. Les champs sont détrempés, voir inondés.
J'appelle le client pour annoncer mon heure d'arrivée et j'apprends par la charmante jeune femme qui me répond, qu'ils n'ont plus d'électricité, qu'ils sont sur onduleur et que le téléphone risque de ne plus marcher. Elle note rapidement mon numéro, mais elle me rassure, ils seront là pour me décharger, mais pas à l'adresse du magasin. On convient que je rappelle lorsque je suis 20/30 mn de l'arrivée, que je prévois vers 11H00. Bon, je prendrais du retard, car dès que je quitte la N124, la route est bien plus étroite, mais surtout avec beaucoup de branches sur la voie. Je dois même m'arrêter pour pousser une grosse branche qui bloquait ma voie, et je ne voulais pas risquer de mettre mes roues sur le bas côtés.
Comme convenu, je rappelle. Ma correspondante me détaille très bien le chemin à prendre, même si le chemin n'est pas du tout engageant. Je suis au téléphone avec elle, quand une camionnette de la société me fait des appels de phare, je n'ai plus qu'à la suivre sur les 800 derniers mètres. La cour n'est pas grande et en plein vent… Un peu galère a déchargé vu les conditions météo, mais on ne prend pas trop la flotte. Le petit jeune est trop rapide, il a failli mettre au sol un tracteur. Les tracteurs sont livrés dans un châssis en ferraille, et sur les fourches.....ben ça glisse. Je lui donne deux longueurs de tapis anti glisse. Il fait un test, il n'en revenait pas de l'efficacité.
Pour l'instant, je suis dans les clous, j'ai pu être vide vers midi, et je n'ai plus qu'à me rendre sur St Gaudens. Direction Tarbes, via Plaisance.
Le temps est vraiment chiant : soleil intense, avers de qq minutes, nuage de fin du monde ; tout cela en quelques kilomètres.
J'arrive à la célèbre papeterie locale, je pensais trouver beaucoup de camions, mais non, je serais à quai direct pour prendre de ballots de papier. J'ai entendu dire que le site allait fermer ! Est ce vrai? Dire que dans une autre vie, j'y ai vendu du matos.
Je suis contraint de rester un peu à quai, pour pouvoir partir désormais tranquille pour traverser Toulouse. En y arrivant vers 16h00, ce devrait être limite, mais ca devrait le faire.
Sur le trajet, Olive m'appelle. On papote un peu, puis je lui dis que je vais sans doute couper à Castelnaudary. J'avais bien vu sur Maps que c'était un peu rouge sur le secteur, mais aucune marque de coupure de l'autoroute. Bien en a pris à Olive de m'en parler. Il me conseille de couper par Castres, Mazamet, Bédarieux. Il me guide d'ailleurs sur le trajet jusqu'au relais de l'Escale à la sortie de Castres. Je suis au téléphone avec lui, et je passe, sans le voir, devant notre Indien Bruno qui était garé dans la zone commerciale que j'ai traversée…. C'est en lisant nos positions sur FDR que je vois qu'il est dans le coin. Je l'appelle, il a bien vu un Combronde passé, mais il n'a pu voir le chauffeur. Quel con je fais, non?
Je tire le frein de parc avec 9H56 de volant ; il était temps.
Entre ma douche et le retour au relais pour diner, souper comme le dirait Pierrot, il tombe un déluge, c'est l'horreur: ca va cesser quand?