Carnet de bord de Juin 2022 | Partager sur Facebook |
Mal dormi cette nuit, je me refait une beauté rapide et un rasage de près, puis un grand café et pain beurre confiture. Un peu de lecture, et j'attends sagement 7 H 30 pour démarrer et me rendre dans une vieille imprimerie, pas facile d'accès, car on ne croise pas, avec un bon vieux quai à balancier (enfin, j'appelle ça comme celà). Reçu avec le sourire, et malgré qu'un camion local soit déja sur l'autre quai, on me décharge rapidement. 15 MN au plus, je reprends le volant pour un entrepôt logistique afin d'y charger un complet d'épicerie à livrer le lendemain dans la Drôme.
Une heure plus tard, j'arrive sur la plate forme pour m'inscrire, j'apprends que je suis attendu pour 13 H 00 et qu'il n'y aucun quai de libre. Sur la soixantaine de quai, il y a à peine 5 camions. Dans ce genre de plate forme on ne discute pas; je retourne patienter dans le camion. A 13 H, on me demande de me mettre à quai au N° 29, et de patienter ; on viendra me chercher. Effectivement, un cariste vient m'expliquer comment me charger. Dans l'entrepôt, c'est un bazard sans nom, des palettes dans tous les sens, tous les formats possibles, toutes les hauteurs possibles jusqu'à en défier l'appesenteur. Tes palettes sont là;, tu contrôles, tu colles les étiquettes, tu te charges. Va chercher un transpalette : le seul restant est un calvaire à faire marcher mais c'est le seul qui reste. La première palette que je prends n'est pas pour moi, pourtant elles est dans ma ligne; je la ressors. Après tu ne sais pas comment te charger car j'ai des 100 x 120 et des 80 x 100. Comme je n'ai pas 3 80 x 100, je commence par les 2 100 x 120. Entre les étiquettes qui ne se décollent pas, le transpallette quie ne fonctionne pas, j'aurais mon salut par un chauffeur de chez Jean Pierre (dépôt du Nord) qui me passe le "sien" lorsqu'il en a finit, tout en me souhaitant bon courage. Inutile de tout vous raconter les galères du chargement, mais sachez que je n'ai eu aucun problème pour placer une 3 H hors taxes.
C'est un soulagement que de reprendre la route. Je coupe à travers champ afin de rejoindre Rambouillet. C'est joli, on y croise des beaux 4/4, des Ferrari, et des batisses magnifiques, mais on n'avance pas vite. Je rejoins l'A10 jusqu'à Orléans, puis je tente pas Gien et l'A77, plutôt que Orléans - Bourges, puis N7. Ca change pas perso, je n'ai pas aimé. Je loupe de quelques secondes mon très cher adorable et vénéré patron à l'AS de Lapalisse. Il y fait une chaleur à crever. En remontant dans le camion, je fais un point sur les heures; même en faisant 10 H, je ne pourrais passer Roussillon, et à 22 H 30, je dois stopper. Il est 22 H 12 quand je coupe à Givors à l'arrière de boutiques qui me protègent du bruit de l'A47. Je suis allé au bout des heures de guidon et d'amplitude, mais avec ma coupure de plus de 3 H, je pourrais démarrer à 7 H 12 demain.