| Carnet de bord de Février 2026 | Partager sur Facebook |
Depuis deux jours, j'étais bien naze le matin, aussi, je me suis un peu "aidé" pour passer une bonne nuit. Et elle a été bonne.
Pas de pluie ce matin, c'est à signaler.
PDJ au bar, et vers 6H15, je quitte la parking de Nivolas. C'est toujours une bonne adresse ici.
Je prends l'autoroute à quelques encablures du relais. Je pensais que je devrais forcer un peu le passage au rond point, car c'est un véritable défilé de voitures qui fonce sur Bourgoin et les ZI aux alentours, mais il y a eu un tout petit trou entre deux voitures, j'ai pu m'engager. Dire que certains nous critiquent quand on "force" un peu la passage, mais lourd et aux heures d'embauche, il n'y a pas d'autre solution. Et ce matin, j'ai bien mis mon clignotant, si si.
Je suis parti avec pas mal d'avance, je monte donc en direction de Chambéry calé à 84 Km/h. Avec mes 18 T de panneaux, les côtes passent plutôt bien.
On s'était fixé un RDV à la sortie du lac d'Aiguebelle pour 7H30 ; j'ai donc plus de vingt minutes d'avance. Si ils sont à l'heure, j'aurais posé quinze. Et ils seront pile poil à l'heure, et l'air plus sympathique qu'hier par téléphone. Ouf.
Ils sont bien sympa aussi à suivre ne mettant bien à l'avance leur clignotant. Sur la petite dizaine de kms qui suit notre départ du péage, la route est large, mais cela se gâte à un rond point qui n'est pas facile à prendre, puis on attaque littéralement la montagne. Il y a une épingle entre des maisons, je finis sur la file de gauche pour échapper à un toit trop bas pour mon petit camion et trop avancé sur la route : je ne prends pas de risque. Ca grimpe bien après, on commence à voir un peu de neige au loin, puis on tourne à gauche sur la minuscule route qui m'emmènera sur le chantier. Un petit 2.5 kms à faire, sur une route qui a été refaite et qui possède un revêtement impeccable. Au loin, j'aperçois le virage qui m'inquiétait un peu hier, mais non, ca va le faire…..Ah mais non, attention Baloo, au milieu du virage, tu as un poteau téléphonique à ta droite, et au milieu de la courbe, celui d'Enedis à ta gauche. Purée, en plus le poteau de droite penche du côté route. J'y vais doucement, et passe à la limite à gauche et je viens effleuré doucement avec ma remorque celui de droite. J'étais bien en dessous des ancrages, pas de mal, et pas de casse.
On croise une voiture qui est obligée de reculer jusqu'au petit chemin située plus haut. Ca y est l'entrée de la ferme est là à ma droite. Je pars à pied. Le client souhaite que j'entre en marche arrière, mais c'est impossible, la route et l'accès à la ferme forme une faible patte d'oie et pas dans le bon sens. Il faut que je puisse me retourner ; je pars reconnaitre à pied. Je n'ai pas le choix, la zone est limite, un peu en pente, mais la partie haute est en cailloux, la partie basse, il faut oublier, c'est de la boue. Je n'aurais pas trop de place pour redresser l'ensemble et reculer à main en direction de la stabulation où seront installés les panneaux. Chargé le bout de chemin ne m'inquiète pas trop, mais il n'est pas large, car je touche un poteau sur ma droite avec ma remorque. A vide, il y a une petite pente, il ne faudra pas patiner. Mais chaque chose en son temps.
Quand j'arrive sur la zone de manœuvre, celle çi me parait encore plus petite. Pas le choix, il faut tenter. Mais il ne faut pas descendre trop bas. J'essai d'aller à la limite et de ne pas trop "labourer" avec mon essieu avant, en me reprenant plusieurs fois. Je suis aussi limite pour reculer avec le toit de la stabulation. Mais ca le fait, c'était limite, mais c'est passé. Ouf, gros soulagement, et j'en oublie d'aller voir l'avant de ma remorque.
Vu l'état du terrain, le déchargement sera long, avec plus d'une heure passée sur place. La descente se passe bien, car je peux mieux me présenter sur le virage critique qu'à la montée.
Arrivé au dépôt, je charge deux premières bobines pour livrer un client régulier située à quarante minutes de notre dépôt. La fosse est vraiment sale. Je profite que Thomas cherche mes lots pour ouvrir et commencer son balayage. La moitié est propre, je finirais l'ensemble de la fosse lors du second voyage et de l'attente devant le hall du client.
Petit changement de programme, car je devais recharger un troisième lot pour livraison dès demain matin au même endroit. Mais changement de programme, Nicolas, me demande de venir charger des tôles plates pour Tullins. Merde, je vais devoir fermer ma fosse.
Alors, je ferme ma fosse et sors les sangles. C'est encore Thomas à la manœuvre. Neuf sangles jetées sur les trois lots. Puis direction Vienne, St Jean de Bournay, pour rejoindre Tullins et sa ZI. Pas beaucoup de place pour s'y garer, mais seulement deux pour des Pl. Une seule me suffit, et je prends celle la plus proche du client et du centre ville, afin d'y aller à pied pour diner ce soir.
Demain, je pourrais voir, depuis la fenêtre de ma chambre, quand mon client ouvrira. En espérant que cela soit avant 8H00.