FDR - Carnet de bord
Carnet de bord de Février 2026 Partager sur Facebook
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  • Au petit matin, pause café
    Alex à la sieste
  • Mercredi 25 Février 2026
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    Comme prévu, je décolle à 5H01. Le personnel de vol n'est pas en grève, tout comme les aiguilleurs, je peux lâcher les réacteurs en bout de piste. Lâcher, c'est un grand mot, on y va cool, il faut que Valentino s'échauffent. Le pauvre, il a 28T600 à lancer de bon matin.

    La montée sur Nort se fait tranquillement, avec beaucoup plus de circulation à la descente que dans mon sens. Pas de pluie ce matin. Et le thermomètre, qui de bon matin, fleurte avec la dizaine. A ne pas douter, ce jour, il fera encore beau, c'est meilleur pour le moral.

    Je stoppe sur une aire à la hauteur de la Roche sur Yon, et prend mon café au frais justement en terrasse, et accompagné de deux serveuses de la station, sorties cloper. Je repars sans nicotine, mais caféiner pour le reste de la matinée. Logiquement…

    Je trouve que l'approche sur le secteur Nantais se passe aussi bien; est ce dû aux vacances scolaires? Sans doute pas, il ne me semble pas que ce soit le secteur en vacances. Même Tim, le local de  l'étape bosse, pour vous dire…

    C'est à ce moment que Robert m'appelle. Il me sait sur le secteur. Lui livre des tôles sous le pont de Cheviré, et je peux l'apercevoir en contre bas, alors que je grimpe sur le pont. J'ai bien eu justement à la hauteur du pont, un bon ralentissement, mais franchement, je m'attendais au pire, sachant que la partie nord du périphérique Nantais, doit être sous l'eau.

    J'arrive donc sans encombre à destination, j'aperçois au loin l'usine. A l'entrée d'un grand parking sur ma droite, il est indiqué "parking attente chargement". Logiquement, je n'ai rien à y faire, puisque je ne charge pas. Mais j'hésite car, il y a quatre camions, dont un Combronde, et je reconnais des camions qui ont chargés dans l'après midi, alors, je pars m'y garer. Et bien, c'est bien là qu'il faut s'enregistrer. Il y a une petite guérite avec trois écrans. Deux grands, pour les chargements, un tout petit mal positionné pour les déchargements. Ce petit écran que je n'ai pas vu dans le premier temps, et sur lequel, j'essayais vainement de rentrer mon numéro de voyage. Bien sûr, il m'a refoulé; ca devient une habitude. C'est là que j'aperçois le troisième écran, et je peux respirer, Dans le cas du déchargement, c'est ton nom que tu rentres, ainsi que la confirmation de ton numéro de téléphone. Je reçois dans les cinq secondes, un SMS m'indiquant que je suis bien inscrit, et qu'un second m'invitera à me présenter à l'accueil avec le camion, distant de 800 m environ.

    Et bien, on va attendre. Je pars saluer les chauffeurs avec qui j'avais partagé un moment hier après midi. Le collègue Combronde, lui a déjà vider, et est très rassurant : ca va vite ici. 

    Super, sauf que pour moi, ca ne va pas vite. Déjà les deux premiers chauffeurs qui partiront vider, ne le feront qu'après trente minutes après mon arrivée.. Le troisième, ainsi qu'un chauffeur arrivé après moi, eux, ne partiront plus d'une heure après mon arrivée. Lorsqu'un chauffeur à peine sur le parking, part, je l'arrête et lui demande de voir avec l'usine si il n'y a pas un problème avec mon inscription, Très sympa, il note mon N° de commande, ainsi que mon téléphone. Pas de news pendant trente minutes. Dans ce laps de temps, j'ai contacté Virgile, qui n'arrive à joindre personne. 

    Il est 11H40, je décide de partir à pied. Lorsque je donne mon nom au poste de garde, je suis bien connu, et il a bien mon enregistrement à la même heure que mon SMS accusant réception de mon arrivée.

    J'insiste gentiment auprès de la sécurité pour qu'ils contactent l'exploitation. Pour eux, je ne suis pas inscrit, c'est pour cela que je n'ai pas été appelé. La sécurité confirme que j'apparais bien à leur écran, donc, je suis inscrit. Ils se renvoient la balle pendant quelques minutes, et ça devient vraiment pénible. J'entends quelques mots depuis le haut parleur du poste de sécurité, du style c'est la pause, on reprend à 13H00. Purée, encore plus d'une heure à attendre, et j'ai quatre ramasses ce jour à faire, dont la dernière, sur le secteur de La Roche, une boite qui ferme à 17H00. Je sens que je ne vais que vider ce jour. Je finis par m'assoir et attendre. Un vigile vient me voir et me dit d'aller chercher mon camion et de rentrer. Deux gars vont me vider pendant la pause de midi….Ah....

    Dès que je rentre dans le local, ca discute de mon cas. Et pourquoi çi et pourquoi ça, faut en parler à Roger, mais non c'est à Bernard de voir, c'est toujours comme ça. Bonjour Messieurs, je me positionne où pour vider svp? Je tends mes papiers, signés en retour, et ça file dru. Je ne sais même pas si j'y ai passé dix minutes sur place. Al a sortie, je suis persuadé qu'un gars a fait une mauvaise manipulation sur son clavier en validant un déchargement, et le mieux par la même occasion. C'est un peu ce que j'ai compris en repassant au poste de garde, lorsque j'y suis repassé… Bref, 13h00 de manutention, pour de 6H00 de route.

    Ben, c'est pas tout, mais il ne va pas falloir mollir. En partant, juste avant de rejoindre la voie rapide de St Nazaire, je croise le camion d'Alex qui roule chez Dormois. Sa boite porte un nom qui se respecte, puisque les rideaux sont tirés.

    Direction St Philbert de Grand Lieu (de mémoire), au sud ouest de Nantes, pour récupérer 14 palettes, environ 10 MPL, pour LM Steel à St Jean de Bonnefond. Je trouve facilement et suis de suite à quai. La marchandise est prête, deux gars chauds bouillants au chargement, un gars pour les papiers ; douze minutes, et je file. Direction Montaigu...oui, c'est bon, avec le curé…. Ce n'est pas à l'église, mais dans une boite de pharma. J'ai un nom et une adresse, logique, sauf que le nom de la boite est à une autre adresse, et à mon adresse, il y a une autre boite de pharma...non, tu déconnes. Je suis devant l'adresse, j'y vais. Ils ne comprennent rien, c'est donc "en face". Entre temps, Virgil m'a rappelé, l'affréteur s'est mélangé les pinceaux. Purée, c'est pas comme si j'avais du temps devant moi. J'arrive donc à la "mauvaise" adresse, mais à la bonne boite, deux camions….J'ai trois palettes. Sympas, je reste dans la rue, ils les sortent et les mettent à la porte. J'ai mis ma barre à l'avant des palettes. Je verrais plus tard.

    Go La Ferrière, pour récupérer mes 33 EUR que j'avais laissées il y a trois semaines. Je suis sur le parking à 16H50. Vu comme ils avaient été sympa lors de la pose des palettes, je sais que je suis bon. On décompresse….enfin. Ils étaient prévenus de mon passage ; les palettes attendent devant la porte. Le temps que j'enlève ma barre, les trois piles arrivent, et on pousse les précédentes pour que ça rentre. 

    17H15, je ressors. Je suis vide. Sauf la vessie, j'en ai oublié de pisser, pour dire!

    Demain, je n'ai qu'à laisser mes EUR à DHL Vénissieux, puis me rentrer au dépôt. Pour ceux qui suivent, je n'ai fait que trois ramasses. Oui, Virgil m'a annulé l'une d'elle, que Yohan fera demain.

    J'aime bien le relais des Chasseurs, et je sais que je passe en 9H00 et des brouettes pour rentrer, avec le détour sur Vénissieux. Je préfère assurer un peu et essayer l'Oasis 30/40 mn plus bas, c'est toujours ça de gagner.

    Dès que je suis sur le parking, douche. Il fait beau, il y a une petite terrasse sur le côté au soleil, j'ai mérité mon Jack Daniel's. Et très sincèrement, j'étais à deux doigts d'ne prendre un second.

    Non, je suis sage, je pars m'allonger un peu en attendant leur de la soupe. Je range mes affaires, range les papiers, un peu de ménage, fenêtres ouvertes, et un peu de détente.